Studio
L'antre...
L'atelier...
Tant d'heures y passent, à créer, à peaufiner, à piétiner aussi, à pester...
J'y suis, j'y suis presque, et pouf ! tout s'éteint,
tululu le téléphone sonne, bibip ! zut faut que j'y aille...
Et aussi, se caler dans le gros fauteuil
rouge, pousser un peu le volume,
mettre les mains derrière la tête, et écouter. Écouter sa
musique.
S'écouter...
Et aussi mettre la dernière touche, une pointe de ceci en plus,
un chouille de ça moins fort, ce dièze-là, le retarder encore un peu...
Et aussi le blanc, le vide,
le noir, le sombre...
Notre atelier, on l'aime, on le déteste, on ne veut pas y rentrer, on ne veut plus en sortir.
L'endroit, c'est ça, dans une petite, toute petite maison :
un clavier, des écrans, des tas de trucs et de machins.
Qu'est-ce qui est plus important pour un compositeur ? Ses oreilles, ou ses doigts ?
Sur le plan de travail, de quoi se servir des oreilles et des doigts.
Et des yeux, pour les images à illustrer, les logiciels à utiliser.
Et l'envers c'est ça, de l'autre côté du mur.
Les machins, les bidules, les tuyaux, la technique
On y va le moins possible, ça ronronne et ça chauffe, ça lit et écrit,
clignotte, calcule, transmet, reçoit !
La première chose qu'on voit quand on entre, c'est le piano,
et si l'armoire est ouverte, d'autres instruments.
du bois, du métal, de l'animal (peau, corne, crins, boyaux), du mineral (terre, verre)
L'essentiel, le vrai.
Il y a un 2ème piano qui est ailleurs, dans le salon, pour pouvoir chanter avec ceux que j'aime.
À côté de moi, mes aides précieux, les
bouquins, notices, modes d'emploi.
Et des sons de bruitages, et des pchi-pchits pour que tout
soit propre...
Plein de trucs utiles qui ne servent jamais,
et de trucs inutiles pourtant indispensables
Et puis un bureau pour faire mes papiers, et me poser
... Je ne m'y assois jamais...
PAS LE TEMPS !!