Mademoiselle Julie
L'un est fasciné par l'ascension sociale, l'autre est attirée, subjuguée, par le vide. C'est le drame des mal-nés, quels qu'ils soient. Il existe dans cette pièce une tension perpétuelle, une lenteur tendue, parfois griffée par des éclats de passion.
Si vous ne parvenez pas à entendre les musiques, allez voir cette page
1 - Lever de rideau
La trame de ce morceau, son métronome, a été le tic-tac régulier (ou plutôt le kling-klang) d'une horloge comtoise. Et même si on ne l'entend pas, j'espère que, comme moi, vous la percevez, comme le fantôme d'un temps qui passe ; un temps d'attente perpétuelle...
2 - Les invités
La première partie de ce morceau est la superposition
progressive de deux états, l'un réaliste, un petit
orchestre de campagne, et l'autre, l'état intérieur de
celui et celle que cette musique dérange, agresse,
terrorise.
Quant à la deuxième partie, toute intérieure elle aussi, je
l'ai voulue ni gaie ni triste, juste tendue, et d'une
sourde sensualité dénuée de sentiments.
C'est le premier rôle théâtral d'importance pour Émilie Dequesne , prix d'interprétation à Cannes (elle a alors 18 ans) pour son rôle dans Rosetta.